Depuis plusieurs jours, des lycéennes et des lycéens se mobilisent dans de nombreux établissements pour dénoncer leurs conditions d’étude, le manque de personnels, les classes surchargées, les dysfonctionnements de leurs établissements et, plus largement, pour faire entendre leurs revendications. Ces mobilisations sont apparues d’abord dans les établissements situés dans des territoires populaires, dénonçant les inégalités de conditions d’étude, et se diffusent de plus en plus largement. En quelques jours, le mouvement a changé d’échelle, et désormais dans plusieurs universités, les étudiant·e·s se mobilisent.
Aujourd’hui, 1er octobre, encore plus de lycées sont mobilisés.
Ce mouvement fait malheureusement l’objet d’une répression qui s’intensifie. Interpellations, gardes à vue, violences aux abords des établissements. Le gouvernement affirmait être prêt à faire « usage de la force » contre les blocus. Face à une telle violence envers des lycéen·ne·s (!!!), il est capital de les soutenir et de les protéger.
La jeunesse a le droit de s’exprimer, de revendiquer et de se mobiliser. Les lycéennes et les lycéens ne sont pas des fauteurs de troubles : ce sont des jeunes qui prennent la parole et veulent être entendus.
Un État dont l’école apprend la démocratie à la jeunesse ne peut pas lui envoyer la police. Les libertés d’expression, de réunion et de mobilisation des lycéen·nes doivent être respectées et protégées. Les établissements scolaires ne peuvent devenir des lieux où l’on intimide, réprime ou violente celles et ceux qui contestent et qui proposent.
Les revendications des lycéen·ne·s font écho largement dans la société et notamment dans les services publics, comme le nôtre, avec toujours plus de précarité et moins de moyens. Les gouvernements successifs de ces dernières décennies n’ont eu de cesse que de casser nos services publics, offrant au passage aux secteurs privés (clinique, écoles privées, etc.) de très beaux jours.
Il est plus que nécessaire de renverser la vapeur, d’affirmer notre solidarité avec les lycéennes et les lycéens qui expriment aussi notre commune exaspération, et de nous mobiliser pour de meilleures conditions de travail, un enseignement supérieur émancipateur, de qualité, financé à hauteur des besoins, et une recherche pérenne et de qualité.
La CGT-Dauphine